Folders, un langage de programmation basé sur la structure des répertoires
Sommaire
En bref
- Folders est un langage ésotérique (esolang) qui utilise l'arborescence de fichiers et dossiers du système comme code exécutable.
- Les dossiers, leur nombre et leur ordre alphabétique déterminent les instructions et les données.
- C'est un exercice d'absurdité créative : techniquement viable mais tellement inefficace qu'aucun développeur sensé ne l'utiliserait en production.
Ce que dit la source
L'article présente Folders comme un langage de programmation fonctionnel reposant sur le système de fichiers Windows. Les dossiers eux-mêmes constituent le programme : leur existence, leur nombre et leur ordre de tri naturel (not strictly alphabetical, but natural sort order as Windows uses it) encodent les instructions et les opérandes. C'est une réinterprétation radicale du stockage sur disque comme medium de programmation.
- Les noms des dossiers sont ignorés, seul compte leur nombre et leur séquence
- L'ordre d'évaluation suit le tri naturel (natural sort order) des systèmes de fichiers Windows, pas un tri purement alphabétique
- La métaphore rappelle la machine de Turing inversée : au lieu d'un seul fichier et un pointeur, c'est une hiérarchie de répertoires vides
- Chaque dossier crée de la métadonnée qui occupe effectivement de l'espace disque, contredisant l'intuition commune sur Windows
- Le langage est Turing-complet en théorie mais l'effort d'écriture d'une simple instruction reste prohibitif
Dans les commentaires
Débat léger, majoritairement admiratif. Presque aucune contestation sur le concept lui-même ; plutôt un mélange d'émerveillement face à l'absurdité créative et de plaisir à imaginer le chaos en production.
- Un commentateur corrige un point technique : Folders utilise le tri naturel de Windows, pas un alphabétique strict, ce qui affecte l'ordre d'évaluation des dossiers
- Plusieurs commentaires soulignent l'inefficacité extrême : stocker un programme dans 23 millions de dossiers vides, ou expliquer à un opérateur pourquoi l'espace disque disparaît, relève du cauchemar administrateur
- L'absence de débat substantiel : personne ne conteste vraiment la viabilité théorique, le fil reste dans le registre de l'appréciation esthétique plutôt que technique
Notre lecture
Folders incarne parfaitement ce que les esolangs font bien : explorer les limites absurdes de ce qui est Turing-complet. C'est une curiosité de programmation, pas une innovation. Intéressant à étudier pour comprendre les principes sous-jacents du calcul, zéro pertinence opérationnelle. À classer avec les autres bijoux inutiles du genre (Brainfuck, Whitespace) : admirables comme exercices conceptuels, mais aucune action à court terme pour une équipe technique.